20.04.2018

Interview d’Erwan, Devops chez Toucan Toco !

Erwan adore son job de Devops pour la diversité des équipes avec lesquelles il travaille. Il investit énormément d’énergie dans la construction et le maintien de l’infrastructure. Découvrez également quels artistes et musiciens l’inspirent et les expériences qui l’ont mené chez Toucan.

D’où viens-tu et qu’as-tu fait avant Toucan Toco ?

 

J’étais associé et Devops dans une startup qui s’appelait Antelink avec trois autres associés :  on était éditeur de logiciels dans le monde de l’open source. Le projet a duré trois ans et demi.

Ensuite j’ai travaillé chez Deezer chez qui je suis resté environ trois ans.

 

Qu’est-ce qui t’a amené chez Toucan ?

 

J’ai rejoint cette boîte pour la qualité des échanges que j’ai eu lors de mes entretiens, ça m’a vraiment frappé. J’ai parlé avec les développeurs et les co-fondateurs et ça a toujours été des dialogues extrêmement constructifs et intéressants.

 

Selon toi, quelle est LA qualité essentielle pour être un vrai Tokar ?

 

Ce qui est important c’est de savoir communiquer. On a des équipes très fragmentées qui travaillent sur les mêmes projets. Il faut que tout le monde soit aligné, et tu ne peux pas l’être sans effort de communication et de documentation.

La culture de la documentation a un rôle central, c’est une des valeurs de la boîte. C’est ce qui fait que les cinquante personnes de cette entreprise arrivent à porter des projets de manière efficace.

 

Toute la documentation que je fais, doit servir aux autres et faciliter leur travail. L’enjeu est aussi  d’assurer la bienveillance pour que les gens travaillent bien ensemble.

 

C’est comme dans une équipe sportive : malgré les caractères et personnalités très différents des membres, l’entraîneur leur apprend à avoir un même objectif pour lequel tous ils vont faire les efforts nécessaires pour l’atteindre.

 

Ton rôle chez Toucan en deux mots ?

 

Je suis Devops, je m’occupe principalement de l’infrastructure.

 

Le métier a beaucoup évolué, pendant très longtemps il y avait deux silos,  les développeurs et les ops, administrateurs système, ceux qui mettaient en place une infrastructure et en production le travail qu’avaient produit les développeurs.

 

Ces deux silos ne se parlaient pas puisqu’ils n’avaient pas le même objectif : en tant que développeur tu veux sortir de nouvelles fonctionnalités, et l’ops veut que la production marche. Aujourd’hui on retrouve ces conflits dans des entreprises qui n’ont pas encore su changer. Pour casser les silos, il a fallu créer des passerelles, c’est là que la culture et donc le métier de Devops que je fais aujourd’hui s’est créé.

 

Par exemple : l’équipe Back End a une nouvelle fonctionnalité, mais celle-ci a besoin de mettre en place une infrastructure différente,  ou du monitoring spécifique : eux ont besoin d’un complément d’expérience ou d’expertise sur ce sujet, c’est donc l’équipe devops qui les aide à faire l’architecture et à la mettre en  production.

 

Quel est l’aspect de ton travail qui te plaît le plus ?

 

Ce que j’aime bien dans mon métier et qui est très intéressant, et ça m’a marqué chez Deezer :  tu as vraiment un rôle transverse dans les équipes techniques et tu es amené à dialoguer aussi bien avec l’équipe de la recherche que du paiement, ce sont toujours des technologies et des problématiques différentes, c’est très stimulant. Tu interagis avec beaucoup de gens différents, c’est très enrichissant. Surtout dans le domaine technique où tu peux facilement être confiné à un domaine précis ou à une technologie et ne jamais en sortir.

 

Chez Toucan Toco, j’ai retrouvé cela  : je travaille avec les équipes Back End, Front End,  mais aussi avec l’équipe marketing ou l’équipe des commerciaux. Je suis au service de toutes ces équipes pour faire en sorte que l’infrastructure ne soit pas un obstacle mais un atout, je leur propose des outils afin qu’ils puissent l’exploiter au mieux.

 

Qu’est-ce qui est le plus dur dans ton métier ?

 

Du fait de l’obscurité autour de mon métier, les gens ne savent pas vraiment ce que je fais, ils viennent me voir dès qu’il y a un problème. Dans la plupart des cas, ça n’a rien à voir avec moi. D’un point de vue humain, d’être toujours associé à un problème est pénible, c’est en fait l’inverse qu’il faudrait voir.

 

L’expérience la plus drôle que tu aies eue chez Toucan ?

 

Lors de mon processus de recrutement, je ne suis pas passé par une plateforme pour postuler. J’ai envoyé directement un mail à Sophie, développeuse chez Toucan, qui était l’interlocutrice désignée. Nous avons eu plusieurs échanges et finalement avons fixé un rendez-vous pour déjeuner ensemble, pour voir si ça allait marcher.

 

Le jour-même, cinq minutes avant le rendez-vous, je reçois un message de Sophie qui me dit que finalement ce sera un autre membre de l’équipe qui me recevra. Moi ça m’était égal. Et quand je suis arrivé au bout du processus de recrutement, Sophie m’a dit “J’espère que tu n’as pas cru que tu dialoguais avec une fille fictive pour te faire venir à l’entretien !”

 

Ca m’a fait rire, je n’étais pas du tout venu parce que je voulais avoir un rendez-vous avec une fille ahaha

 

L’outil essentiel à ton métier en 2018 ?

 

Confluence, c’est l’outil de documentation.

 

C’est un enjeu particulier, je suis seul dans la partie dont je m’occupe même si plusieurs personnes prennent parfois le relais. Il est impératif que j’aie une attention particulière sur ça, au cas où je ne peux pas être là. Je documente toujours tout pour éviter que mon absence puisse bloquer les gens avec qui je travaille.

Si tu faisais une data visualisation, qu’est-ce que tu choisirais de représenter ?

 

Une application qui permettrait d’avoir des statistiques précises sur les sportifs. Dans pas mal de sports comme le basketball et le football, le rapport aux statistiques est très fort.

 

Ce serait génial de pouvoir cliquer sur un joueur de football comme Cavani dans une application, et voir que c’est contre Monaco qu’il marque le plus de but.

 

Ca a beaucoup de sens surtout pour le basketball, qui est un vrai sport de statistiques, si un joueur a 75% de réussite au shoot à 3 points c’est une stat qui a énormément de valeur dans ce sport. Si on arrivait à gratter ces données, il y aurait moyen de faire quelque chose qui apporterait de la valeur.

 

Qui sont tes role models ?

 

Je suis un grand passionné de musique, et mon idole est Prince.

 

C’est quelqu’un qui m’a énormément inspiré : il est hyper confiant, talentueux et il a un ego que je n’aurais jamais même si j’étais très brillant. D’un point de vue créatif je pense sincèrement que personne ne lui arrive à la cheville. Il ne s’est jamais mis de barrière. Il a fait des albums de jazzs instrumentaux qui sont incroyables ! Par exemple : l’album N.E.W.S. composé de quatre chansons de quatorze minutes, qui sont des improvisations. Il est hallucinant.

 

J’aimerai avoir sa faculté de création, être aussi à l’aise et assumer autant ma passion. Il a fait des concerts en slip ! Quand tu fais 1m50 et que ta guitare est aussi grande que toi, qui fait ça ?! Je trouve ça fascinant.

 

Lorsqu’il a disparu, le monde musical en a été très affecté, sur quarante ans de carrière, il a été une inspiration pour énormément de musiciens.

 

Anecdote : lors de ses premiers concerts, il s’est fait connaître lorsqu’il a fait la première partie de Rick James, star de la soul/funk dans les années 70, Prince a demandé que sur son badge, il n’y ait pas marqué “Artiste” mais “Star” ! Le mec, personne le connaissait, et il a osé se mettre en avant. Les papiers sur le concert parlaient plus de lui que de  Rick James aha !

Devops Toucan Toco

 

Ton talent caché ?

Ce n’est pas un talent, mais j’ai une passion pour le Street Art. Certains le voient comme une dégradation du paysage, au contraire. Je suis fasciné devant certaines fresques, et notamment certaines que l’on voit dans Paris. Il y en a une géante de chat sur une des tours du 13ème arrondissement : je l’adore. Je trouve ça aussi génial lorsque les artistes créent des dessins un peu trompe-l’oeil, j’adore les effets visuels.

 

Devops Toucan Toco

 

L’expérience qui t’a le plus appris ?

 

C’est le temps que j’ai passé chez Deezer. J’ai eu la chance d’arriver à un moment où les équipes (techniques notamment) n’était pas énorme, et j’ai été entouré de mecs brillants qui m’ont vraiment permis de progresser sur tous les points : technique, fonctionnel… J’ai un poste transverse qui m’a permis de travailler sur beaucoup de problématiques différentes.

 

J’y ai rencontré un vrai mentor qui a su m’accompagner durant ces trois ans et c’est un peu mon maître jedi ahaha !

 

En partant de chez Deezer, je me sentais plus fort qu’en arrivant, ça c’était vraiment bien !

L’app la plus cool selon toi ?

 

J’ai redécouvert Instagram.

 

Je pensais que cette application ne servait qu’à suivre tes potes, mais j’ai commencé à suivre plein d’artistes qui faisaient du Street Art, grâce à cela j’en ai découverts beaucoup, par exemple  c215 qui a une technique complètement dingue, Toctoc ou encore Lego the Party !

 

La dernière expo/le dernier film qui t’a marqué ?

 

Un des derniers concerts auquel je suis allé est celui de Joey Starr (NTM) à l’Olympia : son énergie sur scène était géniale et très communicative. J’y ai emmené ma mère, je ne l’avais pas mise dans la fosse de peur qu’elle n’aime pas. Au final, elle m’a dit qu’elle n’était entourée que de gens pas drôles qui ne bougeaient pas, et a dansé autant que les gens de la fosse !

 

Le rap est difficile à transformer en un spectacle réellement interactif, souvent le chanteur fait des allers-retours sur scène et ce n’est pas très amusant. Mais pendant ce concert, ils se sont tellement donnés sur scène, que même ma mère a profité de l’ambiance de folie !

 

Un dernier mot pour la fin ?

Pamplemousse ahah !

 

J’ai sorti ça une fois à la fin d’un entretien d’embauche quand le recruteur m’a demandé si j’avais un mot à rajouter, et j’ai dit “Pamplemousse”. Il n’a pas compris et n’a pas rigolé, énorme blanc. C’était un moment extrêmement gênant !

 

 

 

 

Pour en savoir plus : retrouvez le talk d’Erwan sur comment Toucan Toco a transformé sa solution SAAS en une solution On-Premise !

 

 

 

 

 

 

A PROPOS DE TOUCAN TOCO

 

Notre mission : faire acte de pédagogie pour transformer des données brutes complexes en des Dataviz et des Histoires interactives. Nous créons une catégorie logicielle : le Data StoryTelling.

Nos utilisateurs : Les métiers des directions Marketing, Production, Financières, Ressources Humaines ou Commerciales de grandes organisations.

De 4 associés à 50 collaborateurs en 3 ans, nous sommes autofinancés grace à la confiance de plus de 90 clients grands comptes, pour 200 projets, parmi lesquels Renault, Total, Axa, BPCE, EDF, JCDecaux, Téréos, Psa, Marques Avenue, lvmh, Euler Hermes, Vinci, DCNS, BIC, sncf, seb, Moët Hennessy, La Banque Postale…

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