26.07.2014

Les standards des objets connectés

Selon Intel, un cercle familial composé de quatre personnes possède aujourd’hui 10 objets connectés en moyenne. Leur promesse : améliorer notre mode de vie en proposant de nouveaux services à partir des données recueillies. Même si nous ne sommes pas encore à l’heure du “tout-connecté”, un problème se pose dès aujourd’hui : les objets connectés nécessitent un standard commun pour interagir entre eux et centraliser l’information pour l’utilisateur final.

Objets connectés: deux ébauches de solutions

Samsung Electronics, Dell et Intel ont déjà pris l’initiative de former un consortium (Open Interconnect Consortium) pour définir des standards communs à tous les objets connectés pour la maison.

Ce consortium n’a pas vocation à créer des nouveaux protocoles de communication (Wi-Fi, Bluetooth, NFC, Zigbee…) mais à établir une plateforme open-source à destination des fabricants d’objets connectés pour assurer leur interopérabilité. Cela permettrait concrètement à un objet sous iOS d’intéragir avec un autre objet sous Android et permettrait à l’utilisateur de contrôler ces objets avec n’importe quel smartphone.

Cette initiative n’est cependant pas la première du genre : Qualcomm, Microsoft, LG, Sharp et Panasonic avaient déjà mis en place un partenariat (AllSeen Alliance) pour établir des standards pour la maison et la télévision connectée. L’OIC se concentre quand à lui sur la santé et l’automobile.

La simplicité d’usage pour l’utilisateur final est primordiale

Pour l’utilisateur final, ces partenariats apparaissent comme une bonne nouvelle. En effet, la seule chose qui lui importe est de piloter tous ses objets connectés à partir du smartphone de son choix, sans avoir à ouvrir une application pour la lumière de sa maison, et une autre pour son chauffage. Samsung l’a bien compris avec son application Smart Home, permettant à l’utilisateur de contrôler son éclairage, son four et son aspirateur à partir d’un seul tableau de bord.

La centralisation des données et des services sur un même Dashboard

Au-delà du risque de balkanisation de l’Internet des objets, l’enjeu est d’éviter au consommateur le casse tête d’avoir plusieurs interfaces de commande et de restitution. D’une part, l’utilisateur final doit pouvoir accéder à l’information collectée de manière centralisée (température de la maison, temps restant pour votre machine à laver de finir son cycle, positionnement géographique de vos enfants sur le chemin de l’école). D’autre part, le Dashboard doit rendre accessible à un même endroit les services offerts par les objets (visualiser l’historique de consommation d’énergie et l’argent économisé, comparer sa performance sportive avec celle de ces amis, obtenir des conseils pour améliorer son sommeil…).

Un enjeu majeur pour les acteurs traditionnels de l’industrie

La vraie difficulté pour les entreprises qui souhaitent intégrer les objets connectés dans leur offre pour proposer de nouveaux services est de centraliser l’information collectée par les différents objets et la restituer sous forme de Dashboards qui font sens. Ainsi, le tableau de bord de la Mother de Sen.se ne se contente pas de reproduire les données collectées par ses différents capteurs, mais raconte à l’utilisateur une histoire sur ses habitudes de vies, ce qui mérite son attention et ce qui est anormal.

Les acteurs traditionnels de l’industrie doivent donc intégrer un métier de fabricant de logiciel à leur activité habituelle pour offrir à leur clientèle une restitution de données performante et simple d’usage.