22.05.2018

Plus une entreprise en dit sur ses données, plus ses employés sont performants !

Par peur de la concurrence, les entreprises ont longtemps opté pour une politique de partage d’informations simple : on ne communique rien, à qui que ce soit. Aujourd’hui, certaines entreprises ont choisi de jouer la carte de la transparence pour faire face à la démotivation des employés.

Données et performance

Comment bien faire son travail quand on n’a pas tous les éléments en main ?

 

Cette question taraude un pourcentage grandissant de salariés. Ils déplorent ne pas avoir suffisamment d’informations concernant les décisions stratégiques et opérationnelles de leurs entreprises.

 

Et si la solution pour palier à cette frustration résidait tout simplement dans le partage d’informations, dans la communication des résultats ?

 

 

Le partage d’information, première source d’engagement des salariés

 

Partager ses données

 

 

80% des employés souhaiteraient que leurs managers partagent plus d’informations sur les performances de leur entreprise (sondageGeckoboard et Censuswide). Ce besoin n’est pas à prendre à la légère puisque 25% des personnes interrogées dans cette même étude disent avoir quitté un emploi, ou connaissent une personne l’ayant fait, à cause d’un manque de d’informations concernant les performances de l’entreprise.

 

Si le constat est radical, il est tout aussi simple d’inverser la tendance : les salariés d’entreprises qui ont accès aux informations sur les performances de leur entreprise se disent plus performants.

 

Une réalité soutenue par une étude de l’UNC Kenan Flagler qui confirme que les employés qui estiment avoir la confiance de leurs managers et dirigeants s’intègrent mieux dans la stratégie globale de l’entreprise. Ils sont plus loyaux, productifs et motivés.

 

 

La transparence, un signe de confiance qui paie

 

Confiance grâce aux données

 

Ce n’est pas surprenant. En partageant ces informations critiques, les dirigeants disent à leurs collaborateurs qu’ils leur font confiance et les considèrent comme partie-prenante de l’organisation.  

 

D’autre part, avec les données financières clés à leur disposition, les employés ont une meilleure compréhension du fonctionnement de l’entreprise. Ils peuvent célébrer les succès de l’entreprise quand tout va bien et proposer des solutions aux problèmes rencontrés quand les temps sont plus durs.

 

Les bénéfices d’une plus grande transparence se font aussi sentir au niveau du manager. Le partage des résultats oblige en effet les décisionnaires à rendre des comptes à leurs employés, conduisant ainsi à une meilleure gestion et une meilleure communication.

 

Les directeurs financiers (DAF) commencent d’ailleurs à s’adapter. D’après un rapport du cabinet d’étude Robert Half datant de 2016, 27% des DAF d’entreprises privées partageaient des informations financières avec l’ensemble de leurs employés, contre 7% en 2012.  

 

Cette évolution drastique démontre un changement de mentalité dans les entreprises mais peu de moyens existent pour la restituer. Comment partager les données de performance de l’organisation ?

 

 

L’enjeu de la restitution : raconter les données

 

Data Storytelling

 

Si les entreprises sont de plus en plus sensibles à cette démarche de transparence, la restitution des informations, reste un enjeu.

 

Au sein des grands groupes il y a autant de systèmes d’information et bases de données qu’il y a de filiales, de pays ou de départements. Il est donc compliqué pour les employés d’avoir une vision homogène des performances de leur entreprise. Il est crucial de ne pas se contenter de partager la donnée mais de l’expliquer.

 

C’est là que le “data storytelling” prend tout son sens. La démarche permet de démocratiser l’accès aux performances d’une entreprise en les transformant en objets visuels : graphiques, diagrammes, courbes, cartographies, classement, etc.

 

Cette retranscription rend les données homogènes et compréhensibles par tous, d’autant plus qu’il serait possible d’adapter l’information communiquée à l’audience concernée. C’est tout un art : celui de raconter des chiffres de façon claire et pédagogue, là où Excel n’y arrive pas !

 

Plutôt que se perdre sur Excel, les entreprises peuvent se tourner vers des outils de “business intelligence”, comprenez informatique décisionnelle ou ensemble des outils et méthodes visant à transmettre les informations pertinentes aux managers d’entreprise. Celle pour laquelle je travaille, Toucan Toco, est disponible en ligne et se connecte aux systèmes déjà en place, type Excel ou Salesforces.

 

Si la démarche de transparence peut faire peur, ses bénéfices semblent désormais prouvés. On n’a rien sans rien dit l’expression…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Baptiste Jourdan, co-founder @Toucan Toco

 

 

 

 

A PROPOS DE TOUCAN TOCO

Toucan Toco a été créé en mars 2014 par Charles Miglietti, Kilian Bazin, Baptiste Jourdan et David Nowinsky. Ils constatent que seuls les experts analystes accèdent facilement aux données de performance en entreprise.

Leur but dès lors : démocratiser l’accès à l’information pour les néophytes et leur rendre le pouvoir de décision, via une discipline nouvelle : le Data Storytelling.

 

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